Communiqué 68 : Mobilisation contre la réforme de l’ADA

Nous, les demandeurs d’asile de Lille et de France, manifestons pour nos droits et disons non à l’injustice. Nous sommes contre la décision de l’OFII concernant la carte ADA .

La suite du communiqué ici : https://olieux.herbesfolles.org/wp-content/uploads/2019/10/Communiqué-68-Mobilisation-Réforme-de-lADA.pdf

POUR NOUS MOBILISER, NOUS SOUTENIR
MARCHONS ENSEMBLE POUR EXIGER NOS DROITS
RDV LE 4 NOVEMBRE A 13H PLACE RIHOUR !!!

Appel à rassemblement devant le tribunal en soutien aux exilé.e.s en lutte au « 5 étoiles »

Aucun habitant n’a le désir de rester vivre au « 5 étoiles ». Nous sommes tous et toutes dans l’attente de solutions d’hébergement durables et saines, et de solutions administratives viables et concrètes. Mais tant que ces solutions ne sont pas envisagées par les autorités, l’expulsion est absurde. Mais nous commençons à être habitués à cette façon de faire.

Lire la suite : Tract les mauvais jours finiront

RDV le 9 mai à 9h devant le Palais de justice, 13 avenue du Peuple belge

RDV à 8h pour un départ du « 5 étoiles »

Sound system contre la fin de la trêve hivernale

Le 5 étoiles n’est pas un choix d’habitation pour nous qui sont contraints d’y vivre. L’existence de ce squat et de sa longévité n’est que le résultat de l’(in)action des autorités. Ce lieu nous l’occupons depuis novembre 2017 après l’expulsion de la gare de Saint Sauveur pour éviter que l’on se disperse dans la ville. Cela fait des années que les autorités ne respectent presque jamais leur obligation légale d’hébergement. Ainsi en théorie, l’ensemble des demandeur.es d’asiles devrait être logé par l’État quand le département pour sa part doit prendre en charge les mineur.es isolé.es. Mais le manque de place dans les structures est leur excuse depuis toujours, le fait que personne n’y remédie laisse penser qu’il s’agit d’une volonté. Avec la fin de la trêve hivernale, comme l’année passée, nous allons voir le retour au squat de quelques uns de nos amis logés pour l’hiver.

Comment pourrait-on consciemment choisir de vivre dans un lieu avec des conditions de vie aussi compliquées? Nous dormons dans un hangar sous des tentes ou alors dans les quelques bureaux désaffectés. L’eau et les toilettes sont présents simplement parce que cet été nous nous sommes mobilisés avec nos soutiens et l’aide d’associations pour réclamer ce droit le plus simple. L’électricité coupe régulièrement alors qu’elle nous permet de nous chauffer et de cuisiner un peu. Les associations humanitaires qui passent nous donnent bien souvent de la nourriture périmée (depuis 2016 dans certains cas) qui ne nous convient pas. On se débrouille alors pour faire nos propres préparations. Après 17h, nous sommes obligé.es de rentrer dans les tentes tant le froid fait sentir sa présence. Dans ces conditions, c’est avec tristesse et révolte que nous voyons certains de nos amis se comporter de manière perdue.

   Pour nous, il nous semble évident que c’est à partir d’un logement décent que l’on peut construire notre futur dans ce pays. Nous avons tous ici envie d’avancer dans nos démarches administratives, d’aller à l’école ou de faire une formation, de faire des activités associatives ou sportives. Comment cela peut-il être possible sans un endroit tranquille où nous reposer ? Nous pensons que c’est à partir de l’hébergement, quand nous ne vivrons plus dans la rue, que nous pourrons nous en sortir. D’ailleurs quel drame pour nous de voir ce qu’est en réalité la France. Pour la plupart d’entre nous nous sommes francophones suite à l’histoire coloniale de nos pays. La France était à nos yeux un pays de droit et d’égalité. Mais quelle est cette liberté de choisir entre un hangar et la rue ? On ne peut être libre en vivant à la rue sans ressource.

Aujourd’hui, les rumeurs courent que l’expulsion approche. Nous sommes obligé.es d’accepter ce fait car c’est leur loi. S’il y a expulsion, nous espérons que des lieux d’hébergement seront proposés. Sans cela, nous ne comprenons pas que l’on puisse nous expulser pour nous mettre à la rue. Nous sommes inquiets pour la suite de nos procédures et des activités que nous avons entamé. Nous voulons rester à Lille. Nous voulons un hébergement pour tout le monde. Nous voulons la scolarisation et la formation pour tout.es et tous.

Pour s’entraider, lutter, chanter, danser, partager un repas, vivre, s’organiser collectivement, n’hésitez pas à nous rejoindre à l’assemblée ouverte chaque dimanche 15h au 5 étoiles (15rue jean Jaurès).

PARTOUT CHEZ NOUS !!

Venez lutter et danser avec nous ce dimanche 31 mars au 5 étoiles !

Textes de soutien à la lutte des travailleuses et travailleurs du social

Mardi 11 décembre, le collectif des Olieux a soutenu les travailleuses et travailleurs du social et du médico-social en grève, en manifestant à leurs côtés.
Voici ci dessous les textes écrits pour l’occasion par des mineurs, des demandeurs d’asile et des soutiens. Ces textes ont été lus en fin de manifestation devant l’hôtel du département.

Les textes ici :

Olieux-soutien.lutte.travailleur.ses.du.social-1

Communiqué 55

Les habitant.e.s du 5 étoiles et quelques soutiens se sont rendus à la mairie le mercredi 19 septembre pour réclamer leur droit à un hébergement digne, et en attendant à des sanitaires sur leur lieu d’habitation. La mairie n’a pas voulu les recevoir.

Lire la communiqué ici : Olieux-communiqué-55

31 mars 2018 : non aux expulsions des jeunes majeurs !

Nous sommes des mineurs isolés étrangers (aujourd’hui appelés Mineurs non accompagnés) : des jeunes étrangers arrivés sans notre famille en France. Après plusieurs semaines ou mois dehors, nous sommes parfois pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), placés dans des foyers ou des appartements, inscrits dans des écoles générales ou professionnelles, signons des contrats d’apprentissage, sommes suivis par des éducateurs. Aujourd’hui, à Lille et dans le Nord, c’est le dispositif Trajet qui nous prend en charge et nous place dans des foyers ou des appartements en autonomie dans plusieurs villes du Nord (Cassel, Villeneuve d’Ascq, Coudekerque, Armentières, Lomme, Tourcoing, Douai, Valenciennes…).

À nos 18 ans, nous nous retrouvons dehors et coupés de tout suivi socio-éducatif car l’ASE ne prend pas en charge les majeurs. Après avoir été hébergés, suivis, après avoir commencé des études ou un parcours professionnel, nous nous retrouvons sans aucune aide. Tout s’arrête pour nous, et surtout l’hébergement ! (…)

Suite du texte : tract expulsions jeunes majeurs31.03.18