Communiqués des jeunes de Cassel sur leur situation

Aujourd’hui, mercredi 7 février, une vingtaine des jeunes mineurs de Cassel (confirmés ou en évaluation) se sont rendus aux services sociaux du département du Nord pour revendiquer leurs droits. Ils ont été reçus par une responsable des renseignements territoriaux qui leur a promis de faire tout pour que leur situation change rapidement. A suivre…

Voilà les deux communiqués rédigés par les jeunes :

cassel fevrier 2017 communiqué 2

Communiqué Cassel_06.02.18

L’indécence des services de « protection » de l’enfance ne se limite pas au département du Nord

Deux jeunes confirmés mineurs par l’Aide Sociale à l’Enfance d’Avallon (près d’Auxerre) ont été envoyés par le train (billet payé) pour être « réceptionnés » par la responsable (Mme Ivanov) de l’action sociale de Moulins, à la gare Lille Flandres, hier lundi 20 novembre. Elle était censée, comme indiqué sur leurs papiers, les accompagner pour une prise en charge par le service Trajet (en vertu du dispositif de répartition nationale). Après la gare, elle les abandonné à la rue, avec un faux rendez-vous devant le Point de Repère ! Ces jeunes, après une nuit dehors sans manger, ont zoné toute la journée à Lille entre différents endroits (Cimade, avocate, UTPAS Moulins, Trajet…) et ont passé leur temps à appeler tous les numéros qu’on leur a cyniquement donnés, pour n’avoir comme réponse que « On ne peut rien faire pour vous ici ! ». Ils sont repartis à Avallon. Ce soir, ils dorment à la gare d’Auxerre, le ventre toujours aussi vide et demain vont tenter de réclamer un hébergement et une prise en charge aux responsables de l’ASE Avallonnais, qui les ont dupés !

[MAJ du 23/11/17] Les deux jeunes confirmés sont revenus ce soir après une nuit passée à la gare d’Auxerre et une nuit dans une famille d’accueil à Avallon. Le service de l’ASE d’Avallon leur a de nouveau donné un billet de train pour Lille en leur proposant d’aller trouver de l’aide au « conseil municipal ». Ils ont obtenu du département 6 nuits en auberge de jeunesse.

Communiqué 47

Le 24 octobre dernier, les personnes qui dormaient sous des tentes sur la friche Saint Sauveur ont été expulsées par la mairie et la préfecture. Malgré un plan de communication concocté par la préfecture et repris dans tous les médias régionaux affirmant une soi-disant «mise à l’abri pour l’hiver», une large majorité des anciens habitants de St Sauveur étaient de retour dans la rue seulement 3 jours après (quand pour certains ils ne l’ont jamais quittée!! voir le communiqué 46).

Suite du communiqué : Olieux-communiqué.47

Communiqué 45

Depuis plusieurs mois, nous, mineurs et demandeurs d’asile, dormions sur le camp Saint Sauveur. Ce mardi 24 octobre, nous avons été chassés par une escorte policière importante et un dispositif orchestré par la préfecture.

Suite du communiqué : Olieux-communiqué-45

Communiqué 44

 

À Lille, comme partout en France, les conditions d’accueil des exilé-e-s sont inexistantes. N’ayant que la rue comme solution d’hébergement, ils et elles se sont installé-e-s depuis plusieurs mois sur la friche de la gare Saint Sauveur. Ce mardi 04 octobre, nous avons pris connaissance de la décision du tribunal administratif de Lille. Il donne en effet raison à la plainte de la mairie envers les habitant-es de la friche Saint Sauveur pour occupation illégale de son patrimoine foncier. Ces dernier-es ont en effet 8 jours à compter de cette date pour partir. Ce jugement est sans précédent à Lille.
Rappelons que les dernières affaires judiciaires (parc des Olieux) imposaient au moins un plan de mise à l’abri, si dérisoire soit-il, à la préfecture et au département, comme l’impose la loi.

Suite du communiqué : communiqué_44_bis-1

Communiqué 43

Aperçu du traitement des jeunes mineurs à Lille à travers 2 récits

Mardi dernier, le 26 septembre, un jeune se rend dans les bureaux de la Police Aux Frontières (PAF) pour connaître le résultat de l’expertise de son papier d’identité. La personne responsable de l’expertise est en congé et n’a pas de remplaçant. On lui dit d’aller au service d’Evaluation Mise à l’Abri (EMA) pour aller réclamer un hébergement en attendant le résultat. C’est la loi.
Le jeune se rend donc à EMA pour demander un hébergement. Les éducateurs et les responsables présents lui répondent (en choeur) qu’il n’y a pas de place et lui ordonnent de sortir, en menaçant d’appeler la police. (…)

Suite du communiqué : Olieux-communiqué-43